Formaldéhyde dans les meubles : les Français plébiscitent la transparence

Selon la nouvelle édition du baromètre OpinionWay pour Evertree, réalisée auprès de 1 006 Français en avril dernier, 74 % des Français se disent préoccupés par la qualité de l’air dans les lieux qu’ils fréquentent. L’inquiétude progresse nettement s’agissant de la chambre des enfants (61 % en 2026, contre 46 % en 2022), et culmine chez les 18-24 ans (92 %). Autre enseignement : 91 % des Français estiment que la toxicité des intérieurs reste sous-estimée.
La toxicité des composants s’impose désormais comme un critère d’achat pour 81 % des Français, après la solidité, le confort et le design, et 67 % se disent prêts à payer plus cher pour un meuble sans émissions toxiques.
Frédéric Micheau, Directeur général adjoint d’OpinionWay, explique : « La qualité de l’air intérieur est en train de s’imposer comme une préoccupation majeure pour les Français, notamment depuis la crise sanitaire, qui a renforcé la perception des risques liés à leur environnement quotidien. Cette sensibilité est particulièrement marquée chez les plus jeunes générations, et notamment les 18–24 ans, qui ont été davantage exposés à ces enjeux dans leur formation sur les questions de santé et d’environnement ».
Sur le plan réglementaire, 76 % des interviewés jugent l’action des pouvoirs publics insuffisante. La réglementation européenne REACH, applicable depuis le 6 août dernier, doit durcir le seuil d’émission de formaldéhyde autorisé pour les meubles à base de bois. Par ailleurs, les Français réclament un étiquetage obligatoire des émissions toxiques, une obligation prévue depuis 2012 par le code de l’environnement mais jamais mise en œuvre.
Pierre Tabbagh, Directeur général d’Evertree, souligne : « Les Français expriment aujourd’hui une attente très claire : mieux connaître l’impact des produits présents dans leur logement et disposer d’alternatives plus vertueuses. Les résines adhésives végétales constituent une réponse concrète à cette demande. Elles permettent de fabriquer des panneaux sans formaldéhyde ajouté tout en réduisant le recours aux ressources fossiles. Ces solutions existent déjà à l’échelle industrielle et contribuent à améliorer la qualité de l’air intérieur tout en s’appuyant sur des ressources végétales disponibles localement ».
