Le canapé attendra : les Français remettent leurs achats de meubles à plus tard

C’est le constat que dresse l’IPEA dans son baromètre des intentions d’achat du deuxième trimestre 2026 : le marché du meuble reste sous pression, avec des indicateurs en recul sur tous les fronts.
Seulement 8 % des Français prévoient d’acheter un meuble au T2 2026, loin derrière les travaux (18 %) et la décoration (14 %). Ce décrochage confirme que dans un contexte d’arbitrages serrés, le mobilier passe après les dépenses jugées plus urgentes ou plus plaisantes. Le taux de concrétisation, à 65 %, est lui aussi en recul : une personne sur trois qui déclare vouloir acheter finira par renoncer.
Le budget moyen s’établit à 1 418 euros par acheteur potentiel, en baisse par rapport à mars 2025. La demande se recentre sur l’essentiel : meubles de rangement, lits, matelas. Les achats plus hédonistes (canapés haut de gamme, petits meubles décoratifs) sont davantage exposés aux reports. En moyenne, chaque acheteur potentiel prévoit 1,8 achat, signe d’un projet modeste et raisonné.
Les profils les plus actifs restent les couples avec enfants, les moins de 35 ans et les CSP+ (les catégories socioprofessionnelles les plus favorisées en France, NDLR), qui affichent tous 13 % d’intentions, contre seulement 7 % pour les ménages aux niveaux de vie plus modestes.
Côté comportement d’achat, le magasin physique domine (46 % contre 28 % pour Internet), le meuble s’acquiert neuf dans 78 % des cas et au comptant dans 88 % des cas. L’horizon reste flou : 80 % des intentionnistes envisagent leur achat dans les trois prochains mois, sans date précise.
