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Parlons Literie : une stratégie ambitieuse pour promouvoir une literie vertueuse

Publié le jeudi 19 février 2026 par Sandrine Panossian-Kahn
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Le 4 février 2026 ont eu lieu les 7e Rencontres Parlons Literie. Elles se sont tenues à Paris, au cœur du Marais. L’occasion pour Parlons Literie de communiquer sur ses actions en 2025 et de se projeter sur 2026. Lors de ces Rencontres, Christophe Gazel, Directeur Général de l’IPEA (Institut de prospective et d’études de l’ameublement), a présenté les résultats de l’étude consommateur Observatoire de la Literie 2026, réalisée pour Parlons Literie.

  • Les 7e Rencontres Parlons Literie se sont tenues à Paris le 4 février dernier.
  • Christophe Gazel (IPEA) a présenté les résultats de l’étude "Observatoire Literie, Sommeil et Santé".
  • Le recyclage des matelas s’impose comme un enjeu majeur de filière.

François Duparc, Président du collectif Parlons Literie [1.1], a introduit cette journée en divulguant quelques chiffres : « Parlons Literie, c’est 49 membres (23 fabricants, 11 distributeurs et 11 fournisseurs), un budget de 320 000 € et c’est un collectif qui dispose de quatre partenaires français : Ecomaison, EspritMeuble, FNAEM et IPEA » [1.2].

Jean-Bernard Vole, Directeur Strat & Com de Parlons Literie [1.3] et Franck Pelagatti, Directeur Marketing Digital de Parlons Literie ont ensuite pris la parole pour revenir sur les actions du collectif en 2025, et notamment, le lancement, en mars, d’un nouveau concept stratégique avec une ambition claire : promouvoir une literie vertueuse afin de rééquilibrer le marché au bénéfice de ses adhérents. Face à la montée des offres standardisées, promotionnelles et parfois trompeuses, le collectif affirme une position militante et engagée. Son objectif est simple mais structurant : replacer la qualité, la durabilité et l’adaptation individuelle au cœur du choix des consommateurs.

Des messages forts et assumés

Cette nouvelle stratégie s’appuie sur des messages clairs et pédagogiques, tels que : « Pour votre bien-être, préférez une literie de qualité, vertueuse et durable », « Pensez à renouveler régulièrement votre literie », « Prenez le temps d’essayer votre literie en magasin », « Une literie adaptée pour chacun, le standard ça n’existe pas » ou encore « Méfiez-vous des pièges et des offres trompeuses ».

Promouvoir
une literie vertueuse
afin de rééquilibrer
le marché

À travers ces prises de position vigoureuses, le collectif entend lutter contre la "Fast Literie" qui privilégie le prix et la rotation rapide au détriment de la qualité, de la santé et de l’environnement. L’ambition affichée est forte : devenir le référent sur Internet et dans les médias pour tous les sujets liés à la literie.

Des résultats 2025 très encourageants

Le nouveau concept a rencontré un succès immédiat. Les thématiques liées à la "Fast Literie" figurent parmi les meilleurs scores en relations presse, avec 19 retombées médiatiques, dont des passages sur Sud Radio et dans Ideat. Sur les réseaux sociaux, les performances sont tout aussi significatives : 428 000 vues pour le contenu « Pourquoi il faut absolument éviter la Fast Literie », et un total de 8,5 millions de vues en 2025. Ces chiffres confirment la pertinence des messages et l’intérêt croissant du public pour les enjeux liés à la qualité du sommeil et à la durabilité.

Le site ParlonsLiterie.com affiche un temps moyen de consultation de 2 minutes 17 par visite, témoignant d’un réel engagement des internautes. Au total, 47 retombées presse ont été enregistrées en 2025, dont 10 interviews de François, renforçant la crédibilité du collectif dans les médias.

Après trois années de travail continu, l’audience acquise constitue désormais un socle solide. Elle permet d’envisager une montée en puissance rapide et structurée de la visibilité du collectif, avec une diffusion élargie des messages auprès du grand public.

2026 : priorité à la visibilité

Fort de ces résultats, le collectif place l’année 2026 sous le signe de l’accélération.

25 % du budget B2C sera consacré à l’adspend afin d’amplifier la portée des messages. Les investissements sur les plateformes digitales seront significativement renforcés : sur META, avec une sponsorisation des posts multipliée par 2,5 par rapport à l’année précédente et sur GOOGLE, avec un achat de mots-clés multiplié par 2,7.

Parallèlement, les investissements en visibilité online se poursuivront à travers une stratégie SEO et GEO renforcée, afin d’asseoir la position du collectif comme source d’information incontournable sur la literie.

La stratégie 2026 repose également sur la création de contenus à forte valeur ajoutée. L’objectif est de rendre les messages plus concrets, plus incarnés et plus accessibles.

Un partenariat est en cours de finalisation entre Parlons Literie et Jessica Vanancio, influenceuse et chroniqueuse TV spécialisée dans l’univers de la maison et de la décoration. Cette collaboration prévoit une série de vidéos capables de porter efficacement les messages du collectif et d’en accroître la visibilité auprès d’un public élargi et qualifié.

Mettre les adhérents au cœur du dispositif

La stratégie 2026 accorde enfin une priorité claire à la valorisation des adhérents. Une nouvelle section « Les membres du collectif » mettra en avant les 20 marques et 14 enseignes engagées. Une « carte du collectif » permettra également de présenter les 31 sites industriels des membres, renforçant la transparence, la proximité et la dimension territoriale de la démarche.

Lutter contre
la “Fast Literie”
qui privilégie le prix
et la rotation rapide
au détriment
de la qualité

Cette mise en lumière des entreprises adhérentes participe pleinement à l’objectif initial : rééquilibrer le marché en valorisant les acteurs responsables, engagés dans une production de qualité et respectueuse des consommateurs.

Parlons Literie affirme ainsi une vision claire : défendre une literie durable, adaptée à chacun et synonyme de bien-être. À travers cette dynamique, le collectif ne se contente pas d’informer. Il structure un mouvement, fédère un écosystème et s’impose progressivement comme la voix de référence d’un marché en pleine transformation.

Résultats de l’étude « Observatoire Literie, Sommeil et Santé 2026 » : un marché français en pleine transformation

Christophe Gazel, Directeur Général de l’IPEA [1.4 et 1.5], a ensuite présenté les résultats de l’étude « Observatoire Literie, Sommeil et Santé 2026 », menée auprès de 7 000 ménages en octobre 2025, qui dresse un portrait précis des comportements d’achat, des croyances et des attentes des Français. Trois dynamiques majeures émergent : la centralité du confort, l’essor d’un parcours omnicanal asymétrique, et la valorisation croissante du "Made in France" comme gage de qualité et de responsabilité.

La première observation réside dans le fait que les Français ont le sentiment de dormir mieux. En 2025, 81 % attribuent une note supérieure à 5/10 à leur qualité de sommeil, soit huit points de plus que lors des précédentes éditions de l’Observatoire. La qualité du sommeil reste la priorité absolue (89 %), loin devant la quantité (11 %). Le message est clair : mieux dormir prime sur dormir plus. Ainsi, environ un tiers des Français dort moins de sept heures par nuit, constituant un segment à fort potentiel pour les acteurs positionnés sur l’amélioration du sommeil. Le discours « performance sommeil » ou « optimisation du repos » trouve ici un terrain particulièrement fertile.

L’étude confirme ensuite un lien fort dans l’esprit des consommateurs entre literie et santé. 97 % estiment que la literie doit être adaptée à la morphologie de chacun. 98 % considèrent qu’une bonne literie évite les douleurs matinales. 86 % pensent qu’elle prévient les troubles du sommeil. 80 % jugent qu’elle peut réduire le stress et 80 % également y voient un levier de réduction des réveils nocturnes. À l’inverse, seuls 27,6 % croient qu’un même matelas peut convenir à tout le monde. La personnalisation est devenue un principe cardinal.

Pour les fabricants, le positionnement le plus puissant repose sur l’adaptation morphologique, la prévention ou le soulagement des douleurs et enfin la performance du sommeil. Les arguments plus diffus comme la réduction du stress, bien que crédibles, restent secondaires dans la hiérarchie décisionnelle.

Le confort, critère non négociable

Parmi les 18 critères de décision d’achat analysés, le confort domine très largement : 85 % le jugent « très important ». Viennent ensuite la qualité du sommier (58 %), le prix (55 %), la dimension du matelas (52 %), la respirabilité (44 %) et la composition du matelas (42 %). Les critères de crédibilité et d’influence (marque, publicité, labels) restent significatifs mais secondaires face aux critères fonctionnels. La décision est d’abord pragmatique et consiste à savoir si le matelas envisagé permettra ou non de bien dormir [1.6].

Le collectif
place l’année 2026
sous le signe
de l’accélération

La montée en puissance des grandes dimensions se confirme : 53,6 % des Français possèdent désormais un matelas de 160 cm ou plus. Pour les détenteurs de 140 cm ou moins, les freins au passage en 160 cm et plus sont de trois ordres : structurel (changement du cadre de lit, manque d’espace), économique (surcoût du matelas, renouvellement du linge de lit) et comportemental (psychologique puisque le consommateur se satisfait avec le 140 et ne voit pas le besoin d’acquérir un 160).

Le levier le plus efficace n’est pas purement tarifaire mais pédagogique : expliquer que plus d’espace signifie moins de réveils mutuels, davantage d’indépendance de couchage et un meilleur sommeil de couple.

Des consommateurs mieux informés… et plus exigeants

71 % des Français se considèrent bien informés lorsqu’ils doivent choisir une literie. Deux segments se dessinent : les "bien informés" (environ 70 %) qui recherchent systématiquement en ligne, comparent les prix et consultent les avis clients ; et les "peu informés" (30 %) qui dépendent du conseil vendeur et qui souhaitent essayer en magasin. Cette polarisation impose une architecture omnicanale différenciée : digital-first pour les uns, magasin-expertise pour les autres.

Ainsi, 36 % des matelas sont désormais achetés en ligne. La progression est continue, mais le magasin reste central puisque 68 % jugent le passage en magasin nécessaire et 63 % estiment que l’essai est indispensable.

L’essai constitue la principale barrière psychologique à l’achat en ligne. L’offre « 90-100 nuits satisfait ou remboursé » apparaît comme le principal levier de conversion : 41 % considèrent cet essai à domicile comme un substitut acceptable à l’essai magasin. Le showrooming progresse fortement : jusqu’à 40 % des acheteurs magasin ont consulté Internet au préalable, principalement pour comparer les prix. Le magasin conserve donc une fonction critique d’essai et de conseil, mais l’information et la comparaison se déplacent massivement vers le digital.

Le recyclage de la literie en action

Vincent du Granrut, Responsable filière REP Ameublement chez Ecomaison, a participé aux 7e Rencontres Parlons Literie afin de présenter Ecomaison. Le recyclage des matelas s’impose comme un enjeu majeur de filière. Avec 3,5 millions de matelas collectés et huit sites de démantèlement en activité, la logistique se structure pour améliorer la qualité des flux et maximiser la valorisation matière. Certifiée ISCC PLUS, Ecomaison garantit la traçabilité de la chaîne de valeur, de la collecte post-consommation à la fourniture de mousse polyuréthane recyclée.

Face à une forte demande en mousses recyclées et à un gisement encore sous-exploité (matelas souillés, sommiers, textiles), la filière active deux leviers : modulation de l’éco-participation et prime semestrielle à l’incorporation de matières recyclées. En 2026, un nouveau schéma étendra la collecte aux couettes, oreillers et textiles de décoration.

Avec Ecomaison +, la conformité devient moteur de transformation circulaire : éco-conception, réemploi et anticipation réglementaire pour fédérer durablement la filière.
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